Parmi les quatre fonctions régaliennes nous pouvons citer “battre monnaie” : imprimer des billets de banque, fabriquer des pièces et les mettre à la disposition des entreprises, des ménages, et de l’ensemble des citoyens et des banques. La monnaie remplit trois fonctions essentielles qui sont aussi différentes. Elle est un moyen d’échange, une unité de compte qui permet de mesurer les prix et c’est aussi une réserve de valeur donc une bonne monnaie préserve le pouvoir d’achat.
Toutefois, la création d’une monnaie est d’abord une décision politique mais qui doit tenir compte de la quantité et de la qualité de la production de biens et services dans une économie et des échanges de biens et services avec les principaux partenaires économiques et commerciaux.
Il s’agit essentiellement donc de prendre une décision politique qui puisse répondre à des impératifs techniques comme la fixation du taux de change (quantité de monnaie nationale qu’on peut échanger contre une unité de monnaie étrangère) pour faciliter les échanges avec les principaux partenaires commerciaux tout en assurant la stabilité des prix donc du pouvoir d’achat des citoyens.
Ainsi, la création d’une monnaie nationale implique la création d’un institut d’émission qui servira de banque centrale nationale. Celle-ci agira principalement comme une banque pour les banques commerciales en contrôlant les flux de monnaie et de crédits dans l’économie, de manière à assurer son premier objectif, en l’occurrence, la stabilité des prix.
Selon les normes internationales, une monnaie est considérée comme solide lorsque les réserves de change (or monétaires + devises/monnaies internationales) couvrent 3 mois d’importations et/ou si les réserves de change nettes couvrent 20% des engagements à court terme ( billets en circulation + dépôts à vue)
Modibo Mao MAKALOU


