Les travaux de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) se sont ouverts ce samedi à Bagdad, pour deux jours. Placée sous le thème « Dialogue et solidarité, deux piliers fondamentaux pour promouvoir la paix et le développement durable », la session réunit les chefs de diplomatie et les délégations des États membres. L’Irak accueille cette rencontre pour la première fois depuis 1981. Le Burkina Faso est conduit par le Camarade Boukary SAVADOGO, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès du Royaume d’Arabie saoudite, accompagné de la Camarade Mariame FOFANA, Ambassadrice, Directrice générale de la Coopération multilatérale, et du Camarade Toussaint OUATTARA, Chef du Service Coopération afro-arabe.
La cérémonie d’ouverture, publique et solennelle, a réuni de hautes personnalités, dont le Premier ministre irakien, le Secrétaire général de l’OCI et la Vice-Secrétaire générale des Nations unies, invitée d’honneur. La session a ensuite procédé à l’élection du Bureau et à la passation de la présidence à l’Irak. Les travaux se poursuivent à huis clos sur des questions majeures, notamment les droits de l’homme et la situation des Rohingyas, avant l’adoption des résolutions et de la déclaration finale.
En marge de la session, les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, membres de la Confédération des États du Sahel (AES), ont tenu une réunion de concertation pour harmoniser leurs positions sur les dossiers d’intérêt commun : paix, sécurité et stabilité au Sahel, renforcement de la coopération avec l’OCI, résolutions et candidatures examinées au cours de la session. Cette rencontre traduit la volonté des trois pays de renforcer leur coordination diplomatique et de porter une voix concertée de l’AES au sein de l’OCI.
Pour le Burkina Faso, cette participation vise à défendre les positions nationales et celles de l’AES, à assurer le suivi de la résolution « Paix, sécurité et stabilité au Sahel » ainsi que des engagements issus de la conférence des donateurs de Djeddah du 26 octobre 2024, et à saisir l’occasion de rencontres bilatérales. Elle réaffirme l’engagement du Burkina Faso en faveur de la solidarité islamique et du dialogue entre les nations, au service de la paix et du développement durable.


