Financé par le Fonds japonais de développement social, le projet « Mobilisation des communautés pour une meilleure nutrition » a permis de renforcer le suivi de la croissance des enfants et l’éducation nutritionnelle des familles à Djibouti. L’atelier de clôture s’est tenu le 12 octobre, en présence de plusieurs membres du gouvernement djiboutien et de partenaires au développement.
Le Japon réaffirme son engagement en faveur de la santé maternelle et infantile à Djibouti. Le chargé d’affaires a.i. du Japon, Yamada Wahito, a pris part, le 12 octobre, à l’atelier de clôture du projet « Mobilisation des communautés pour une meilleure nutrition », une initiative destinée à améliorer les pratiques nutritionnelles au niveau local.
Doté d’un financement de 2,5 millions de dollars du Fonds japonais de développement social, le projet a mis l’accent sur la mobilisation des communautés et l’implication des familles dans la prévention de la malnutrition, en accordant un rôle central aux mères tout en encourageant la participation des pères.
La cérémonie a réuni plusieurs responsables djiboutiens, dont la ministre des Affaires sociales et des Solidarités, Ouloufa Ismail Abdo, la ministre de la Femme et de la Famille, Hana Farah Assoweh, ainsi que le secrétaire général du ministère de la Santé, Mohamed Ali Mohamed.
Étaient également présents le directeur général de l’Agence djiboutienne de développement social (ADDS), Mahdi Mohamed Djama, la secrétaire générale de l’Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD), Fatouma Moussa Abdi, les présidents des communes de Balbala et de Boulaos, Mohamed Hassan Saïd et Abdoulkader Iman Aden, ainsi que la représentante résidente de la Banque mondiale à Djibouti, Fatou Fall.
Des outils pour améliorer le suivi de la croissance des enfants
Le projet a enregistré plusieurs résultats concrets. Parmi les principales réalisations figure la distribution de 3 000 tapis de croissance aux familles, afin de faciliter le suivi du développement des jeunes enfants.
Une application dédiée au diagnostic et au suivi de la croissance infantile a également été développée. À cela s’ajoute l’élaboration de manuels d’éducation nutritionnelle destinés à renforcer les connaissances des familles sur les bonnes pratiques alimentaires et la santé des enfants.
Au-delà de ces outils, l’initiative a contribué à consolider les liens entre les communautés et les centres de santé. Elle a également favorisé l’autonomie des mères dans leurs décisions concernant la nutrition et la santé de leurs enfants, en leur donnant davantage de confiance et de moyens pour agir.
Ces acquis constituent une base pour poursuivre les efforts de prévention de la malnutrition et améliorer l’accès des populations vulnérables à l’information et aux services de santé.
Un engagement dans la continuité de la TICAD 9
Cette initiative s’inscrit dans l’engagement du Japon en faveur de la nutrition et de la santé maternelle et infantile en Afrique, conformément aux orientations de la Déclaration de Yokohama adoptée lors de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), en août 2025.
À l’issue du projet, les acquis pourront servir de référence au gouvernement djiboutien pour poursuivre et renforcer les actions en faveur des communautés les plus vulnérables.
La clôture de cette initiative marque ainsi une étape dans la coopération entre le Japon et Djibouti, avec pour objectif de pérenniser les mécanismes communautaires de prévention de la malnutrition et de promouvoir un développement plus inclusif, centré sur le bien-être des familles et la santé des enfants.


